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Des nouvelles de l’association ! mai 10, 2012

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Chers développeuses et développeurs qui vous impatientez à juste titre de la mise en œuvre concrète de l’association.

Il me semble opportun de vous partager quelques nouvelles, malgré une vitesse d’exécution plus faible que ce que nous aurions désiré.

Entre les responsabilités professionnelles des uns et des autres, les vacances de Pâques, les ponts de Mai, l’élection présidentielle, les fluctuations du cours du dollar, nous arrivons à nous trouver de nombreuses excuses, mais cela ne change pas le résultat !

Alors, qu’avons-nous fait ?

Tout d’abord, nous nous sommes réunis en assemblée constitutive le jeudi 22 mars chez IBM/ILOG. Nous avons pu établir une vision fédératrice que nous partagerons sur le site dès qu’il sera disponible au-delà de ce blog.

Nous avons surtout défini les statuts de l’association et le mode de fonctionnement. Les statuts ont été déposés administrativement courant avril.

Il y aura ainsi deux niveaux de membres :

  • Les membres actifs dont la cotisation annuelle s’élèvera à 16 Euros,
  • les membres bienfaiteurs dont la cotisation annuelle s’élèvera à 64 Euros.

Les sociétés pourront également parrainer l’association avec trois niveaux :

  • Argent : cotisation annuelle de 512 Euros
  • Or : cotisation annuelle de 1024 Euros
  • Platine : cotisation annuelle de 2048 Euros

Le bureau a été élu, j’en suis le président, Eric Vernié est le secrétaire, Sylvain Loustaud le trésorier et l’association est domiciliée chez Zenika.

Nous travaillons désormais à la réalisation du site Internet pour permettre aux membres et aux parrains de rejoindre concrètement l’association.

A bientôt,

Daniel COHEN-ZARDI

L’enseignement du code à l’école : une nécessité que feraient bien de relayer nos candidats 2012 ! avril 4, 2012

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Alors que nos hauts “responsables”, candidats à redresser un pays dont beaucoup s’accordent à dire qu’il est au bord de la faillite, continuent des surenchères de propositions plus ou moins excentriques voire surprenantes pour leur bord (lire le dossier de Capital pour une analyse assez pertinente de toutes ces propositions), ils pourraient légitimement s’intéresser à des tendances de fond plus prometteuses pour le développement de notre économie.

Il semble que la mentalité française reste encore fortement dominée par la protection de modèles industriels dépassés, une tendance au passage de loi inapplicables ou complexes, la création de services administratifs centralisés, l’invention de nouvelles taxes à tiroirs ou encore la désignation de boucs émissaires qui seraient responsables de nos maux (les étrangers, les riches, les expatriés…) … alors que nous entretenons ces maux depuis des décennies en reportant la charge sur les générations futures.

Ainsi, le numérique, qu’il s’agisse du potentiel économique qu’il représente, ou du levier de modernisation qu’il pourrait constituer pour nos institutions administratives, y compris l’enseignement, demeure le grand absent de cette campagne.

Pourtant, il est une tendance de fond particulièrement intéressante dont certains, de par le monde, commencent à prendre conscience. L’évolution de notre économie amène naturellement la création de valeur sur le terrain du logiciel, comme cela était exposé dans l’un de mes billets précédents sur le concept Developeronomics.

Tout récemment, un article de Slate incite vivement à l’apprentissage du code à l’école pour des raisons qui sont fort bien exposées dans l’article. Coïncidence étrange, nous développions exactement la même idée lors de l’assemblée constitutive de l’association “Fier d’être Développeur” le 22 mars dernier ! Les grands esprits se rencontrent Sourire.

Accueillant depuis plusieurs années des stagiaires de 3e pour leur faire découvrir la programmation à l’aide de l’environnement Kodu, j’ai acquis la conviction que l’apprentissage de la programmation a de nombreuses vertus :

  • Le développement de la créativité,
  • L’acquisition de capacités d’auto-apprentissage,
  • La réflexion logique abordée de manière ludique,
  • Et, pour ceux qui accrochent vraiment, la découverte d’un métier futur au potentiel illimité.
    Ce qui est intéressant, c’est que même ceux qui ne veulent pas en faire leur métier, y apprennent des choses très importantes qui leur serviront plus tard, et ce de manière amusante.
      Kodu_thumb[6]
      Ci-contre, l’environnement Kodu de développement visuel accessible aux jeunes.

Ma fille ayant été privée d’école une journée la semaine dernière pour cause de “journée pédagogique” (sic), je l’ai accueillie chez SoftFluent pour faire son premier jeu Kodu… et elle a passé le week-end à me tanner pour que je l’installe sur l’ordinateur familial alors qu’elle n’est pas spécialement une fan d’ordinateurs !

Je formule donc le vœu, avec les autres membres fondateurs de “Fier d’être Développeur” que cette idée fasse son chemin et que de nombreux autres développeurs de France portent la bonne parole pour faire avancer cette cause qui le mérite, non plus pour nous, mais pour nos enfants !

Daniel COHEN-ZARDI

FDD : Une démarche portée par les “Individus” ! avril 2, 2012

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Suite à différents commentaires et marques d’impatience témoignées sur le blog, il me semble important de préciser quelques points.

Tout d’abord, nous prenons très positivement ces témoignages d’impatience (même si nous aimerions que les choses aillent plus vite), car elles révèlent une vraie attente de la communauté. Notre frustration personnelle à la faible reconnaissance du métier de développeur a trouvé un écho puissant et nous nous en réjouissons.

Cependant, précisons que cette association est portée par des individus. Il ne s’agit pas d’une initiative portée par une société quelconque, mais avant tout par des gens, partageant cette passion pour le métier de développeur et cette conviction qu’il devrait être mieux reconnu et apprécié dans notre pays.

Comme l’a précisé Nitsan dans l’une de ses réponses, ces individus ont aussi un travail à temps plein, et il a fallu s’organiser pour s’aligner et tenir notre assemblée constitutive le 22 mars dernier.

Cette réunion a été très productive car elle a permis de définir des points vitaux pour le succès de l’initiative :

  • Un positionnement clair sur la dimension “Individu” ce qui la différentie des organisations de représentation sectorielle (avec lesquelles nous chercherons des partenariats),
  • Une mission réaffirmée de promouvoir le métier de développeur sous toutes ses formes,
  • Un mode de fonctionnement et notamment la définition des statuts (que nous sommes en train de finaliser car il y a des règles à respecter comme pour toute association),
  • La constitution initiale du bureau.

Au-delà de ces aspects pratiques d’organisation, je peux vous confirmer que la teneur des échanges a également validé le concept.

Les participants, issus d’environnements technologiques et d’horizons divers, se sont trouvés rapidement et la réunion a été aussi amusante que productive.

Après le partage de quelques anecdotes et blagues de “geek”, nous avons identifiés de nombreuses idées d’actions auxquelles nous croyons fortement.

Mais comme l’a précisé Nitsan dans sa réponse, l’urgence pour nous est de donner une existence légale à l’association et mettre en oeuvre un site qui permette de recueillir les adhésions et d’envoyer les tee-shirts aux membres qui attendent cela avec une impatience compréhensible.

Sur cette base, nous allons pouvoir construire dans la durée, et cela nous semble plus important que de s’évertuer à tenir un rythme effréné les premières semaines pour s’essouffler ensuite.

Prochainement, je vous partagerai la vision que nous avons établi en commun, une fois que nous aurons un accord unanime sur le sujet (c’est en bonne voie Sourire).

Fièrement vôtre,

Daniel COHEN-ZARDI

Pourquoi des membres fondateurs qui ne sont plus de “purs développeurs” ? février 14, 2012

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Yannick Grenziger a posté le commentaire suivant, particulièrement pertinent, et qui me semble mériter une communication spécifique :

Bonjour,

J’aimerais savoir qui dans la liste des membres fondateurs a comme principal voir unique objectif la production de code.

Je ne connais pas le CV de tous mais tous ceux dont j’ai parcouru le profil sur LinkedIn n’ont pas gardé le titre de développeur (mais je vois évangeliste, Directeur, CTO …)

Faudrait-il ne plus coder pour apprécier le métier de développeur ?

Bien sur je suis le premier à être d’accord sur le fond mais j’ai le même regret qu’à la fin du Paris JUG sur le métier de développeur que ce soit pas des personnes qui codent l’ensemble de la journée qui viennent nous prouver qu’ils sont fier d’être développeur :)

Au-delà de la polémique, c’est une question qui m’a taraudé à la création car la constitution d’une liste pertinente était une équation compliquée.

Tout d’abord, sur le processus qui a permis de lancer l’association, il faut savoir que cela s’est enchainé assez vite, avec l’idée de profiter du TechDays comme tribune pour se faire entendre (c’est réussi au demeurant Sourire).

Cela ne remet pas du tout en cause la liste de membres fondateurs, mais expliquera certainement que de potentiels membres fondateurs méritoires ne figurent pas dans la liste (nous avons d’ailleurs quelques personnes identifiées sur lequel le processus n’est pas tout à fait bouclé).

Néanmoins, j’assume la liste définie des personnes qui ont répondu "présent" à notre appel. Et pour les absents qui devraient y être, j’assume aussi le fait d’avoir tenu à ne faire figurer que des gens dont j’étais sûr de l’authenticité de la démarche.

Pour comprendre les choix de représentation dans cette liste, il faut prendre en compte plusieurs dimensions :
1. Le besoin de créer un certain impact médiatique en sélectionnant des personnes issues de sociétés reconnues sur le métier logiciel.
2. Pour la même raison, le besoin de prendre des gens qui ont un certain niveau de reconnaissance ou de légitimité.
3. Enfin, comme tu le suggères, le besoin de disposer de gens qui passent leur journée dans l’outil de développement et ont comme principal objectif la production de code.

Il est sûr que si nous avions pu avoir 20 personnes répondant aux 3 critères, par exemple, les 20 développeurs "stars" reconnus sur le marché et pris chez les éditeurs de logiciels français dont le CA est supérieur au milliard… et bien, nous n’aurions pas eu besoin de créer cette association ! Clignement d'œil

Les personnes de la liste sont dans les cas de figure suivant : 
a) Soit elles passent effectivement leur journée dans un outil de développement et en ont fait leur métier 
b) Soit elles ont pris la tête d’équipes de développement chez des éditeurs de logiciels reconnus et connaissent parfaitement la valeur ajoutée du développeur
c) Soit elles sont à la tête de sociétés qui visent principalement les développeurs et en ont fait leur crédo 
d) Soit elles représentent le lien avec un écosystème significatif de développeurs (les évangélistes)

Au final il y en a plus que tu crois dans la catégorie a), malgré les titres, et toutes les personnes mentionnées ont commencé dans le développement. De plus, tout aussi important, je me suis assuré que chacune des personnes de la liste est animée par une sincère passion du métier de développeur.

Leur choix personnel d’évolution a en général été un moyen de poursuivre avec succès dans cette voie, malgré un environnement français qui ne rend pas forcément cela facile.

Je ne détaille pas beaucoup plus à ce stade, car je crois qu’il sera intéressant lors de prochaines communications d’interviewer chacun des membres fondateurs dans ce blog pour expliciter leur motivation et communiquer leur passion.

Et bien sûr, nous accueillerons avec enthousiasme les témoignages de tous les membres, la notion de “fondateur” servant surtout à donner l’impulsion suffisante pour que le mouvement ne retombe pas comme un “soufflé”.

A ce sujet, sachez que nous travaillons sur la création juridique de l’association pour nous aligner sur le mode de fonctionnement et d’animation.

Nous espérons pouvoir vous en dire un peu plus le mois prochain, notamment sur la manière de se joindre “formellement” au mouvement.

Fièrement vôtre, Clignement d'œil

Daniel COHEN-ZARDI

2012: la fin du monde, mais duquel ? février 7, 2012

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A l’heure de la mondialisation et de la civilisation numérique, le logiciel et son caractère dématérialisé permet les gisements de création de valeur et les effets de levier maximaux. Le 21e siècle a vu des sociétés comme Google ou Facebook atteindre des valeurs de plusieurs milliards de $ en moins de 10 ans. Il y a au centre de ces aventures un ou plusieurs développeurs, qui ont su allier la créativité à la rigueur, pour créer des produits innovants et les transformer en succès exceptionnels.

Mais, s’il est facile de faire rêver les foules avec ces quelques exemples particulièrement emblématiques, il est plus ardu de faire mesurer au grand public la noblesse du métier de développeur, quand il s’agit de ceux qui réalisent des logiciels métiers qui s’exécutent dans des salles blanches, de ceux qui font des logiciels industriels embarqués ou encore de ceux qui développent des sites Internet.

WorldofDevelopers

Pourtant, tous ces développeurs font en réalité un travail qui a beaucoup de points communs, que les technologies utilisées soient .NET, Java, PHP, Cobol, Windev, C++ ou encore d’autres langages de niveau « progiciel ». Tous savent qu’au quotidien il faut allier la rigueur d’un métier scientifique à la créativité de l’artiste. La rigueur scientifique est indispensable, car il s’agit d’un métier de production. Le code doit compiler, faire ce qui est prévu et pouvoir être maintenu par d’autres. Pourtant, la part de créativité reste grande. Les solutions possibles pour répondre à un besoin sont très diverses et il est fréquent de trouver des rapports de 1 à 10 entre les coûts générés par la prise d’une option ou d’une autre, sans parler de l’ergonomie et de l’utilisabilité.

Malgré cela, et en France plus particulièrement, l’industrie n’a encore bien souvent que le « jour-homme » comme repère d’évaluation de la valeur d’un logiciel, alors qu’il ne s’agit que d’un coût constaté, avec une variabilité énorme du résultat d’un projet à l’autre. La systématisation du recours à l’off-shore lors des 15 dernières années, alliée aux politiques achats des grands groupes, qui ont renforcé les pouvoirs des grandes SSII où la reconnaissance du développeur est au niveau zéro (il suffit d’aller sur www.notetonentreprise.com et de taper quelques grands noms du secteur pour s’en convaincre), ont fini d’achever le travail de dévalorisation du métier de développeur.

Même les écoles s’y mettent désormais en orientant beaucoup de nos jeunes vers le métier de « chef de projet », nos étudiants retenant le mot chef, puisqu’ils n’ont évidemment à cet âge aucune idée de ce que peut être un projet. Et pourtant, beaucoup d’entre eux sont peut-être de bien meilleurs potentiels développeurs que chefs de projet. Et d’expérience, il est bien plus dur de trouver d’excellents développeurs tant les qualités requises pour ce métier sont antagonistes.

  • Alors, doit-on définitivement abandonner ce combat ?
  • Est-ce une fatalité française de penser qu’un très bon développeur ne peut être payé à la hauteur de l’effet de levier qu’il induit ?
  • Doit-on continuer de regarder comme un « raté » un développeur de plus de 40 ans qui a choisi de rester du côté de la technique ?
  • Faut-il poursuivre le chemin qui conduira bientôt à laisser aux pays émergents l’exclusivité des profils avec 20 ans de savoir-faire en développement ?

Je ne le pense pas, et beaucoup de professionnels de ce métier partagent le constat suivant. Nous manquons cruellement en France de ces profils expérimentés qui font la différence. Et il ne faut pas chercher plus loin la quasi-absence de grands succès industriels français dans le secteur logiciel.

C’est pourquoi, avec plusieurs membres fondateurs partageant ces valeurs, et notamment certaines personnes de Microsoft qui nous offrent une tribune idéale pour l’annonce, nous avons décidé de lancer un mouvement qui revendique la fierté du développeur.

Ce mouvement, matérialisé par une association et un site web, avec logo et slogan, aura pour objectif de :

  1. Promouvoir le métier de développeur de logiciels,
  2. Expliquer la valeur de ce métier alliant rigueur scientifique et force de créativité,
  3. Communiquer la noblesse du choix de faire carrière en tant que développeur,
  4. Valoriser l’impact de l’expérience sur l’équation économique des développements logiciels,
  5. Encourager le respect mutuel entre les développeurs indépendamment des plates-formes et technologies utilisées.

Donc si fin du monde il doit y avoir en 2012, nous souhaitons la fin du monde où le développeur était méprisé, raillé et sous-évalué.

Avec le mouvement « Fier d’être développeur », il y aura un avant et un après 2012 !

Daniel COHEN-ZARDI, PDG de SoftFluent, membre initiateur du mouvement « Fier d’être développeur ! », en association avec Eric VERNIE et Eric MITTELETTE, Microsoft France

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